Un extrait (peut-être inexacte) du film Slumdog Millionair, un film qui m’a fait du bien et que je vous conseilles!
Certains dirons que je suis un fou qui perd son temps, ou juste un rêveur. Je vous répondrais peut-être mais que surtout je crois en la magie! Il n’y a pas assez de magie il faut bien y croire un peu, alors.
Il y a cette fille, d’une beauté extraordinaire! Non, en fait elle est d’une beauté presque banale, mais suffisante pour que mes yeux qui restaient attachés sur elle. Pour que sa vue me suffise à décrocher un sourire et que le fait de croiser son regard me remplisse de frissons et de palpitations, qu’il fasse battre mon cœur à nouveau! Ça, cela suffit à dire qu’elle est d’une beauté extraordinaire, malgré ses vêtements de jogging un peu trop décontractés, qui cependant laisse deviner une silhouette loin des jeunes nord-américaines qui abusent des fast-food, sans pour autant tomber dans la catégorie des mannequins européens anorexique. Ses cheveux légèrement désordonnait me laissait apparaitre un visage aux courbes lisses que je me dessinait derrière ses fines lunettes rectiligne. Un portrait que maintenant je ne pourrais pas reproduire mais que je n’oublierai pas pour autant.
Une beauté parfaite! Je ne crois pas au « coup-de-foudre », qui est d’après-moi la traduction instantané d’un désire sexuel intense! Mais, vous savez quand vous croisez son regard, qui provoque une tempête intérieur et que vous avez l’intuition que avec elle il se passera quelque chose d’intense, même si ce n’est pas pour la vie… Le « déclic », et bien c’est exactement ça. (Certains troubles-fait seraient tenté de me faire remarqué qu’il s’agît là de ce qu’on appelle le coup de foudre. Oui, mais pas tout à fait, de toutes façons je ne vais pas m’embarquer dans un débat maintenant)
C’est ce que j’ai ressentit le long de ces deux rames de métro, entendant à peine le nom des stations qui passaient. Jouant, chacun à notre tours, à se faire désirer : détourner le regard et ignorer l’autre. Jusqu’à ce que celui-ci nous fixe et alors sonder le plus profond de son âme à travers ses yeux avant qu’il ne les dissimules derrière un sourire gêné. Pour finalement, s’avouer mutuellement, mais brièvement, l’intérêt porté l’un à l’autre en échangeant ces regards qui se suffisent à eux-mêmes, mais qu’on ne peut s’empêcher d’accompagner d’un sourire pour dissimuler les palpitations de notre cœur.
Ce genre de situation arrivent tellement rarement! Ça m’est peut-être arrivé deux fois en France (sur 18ans) et une autre fois avant au Québec, en 4 ans. C’est pour ça que intérieurement je me disais que je devrais l’aborder à la prochaine station-nœud, point d’échange de tous ces flux de voyageurs quotidiens se mêlant, se croisant le temps d’une seconde, dans la monotonie de leur vie routinière. En fait, ce n’était qu’une manière de me défiler et protéger un couple que je sais pourtant voué à l’échec. -J’ai beau l’apprécier, mais malgré toutes ses qualités et bonne intentions, le manque de temps et de passions vont finir par avoir raisons de la peur de la blesser!- Il m’aura fallut arriver dans ma chambre pour réaliser à quel point ma stupidité et ma timidité m’a fait rater encore une fois une merveilleuse chance de faire ressortir ce sentiment que j’ai tant de mal à trouver au-près des personnes que je fréquente… Finalement, aucune de mes relations n’est issu d’une histoire tel que celle-là, avec ma manie d’auto-saboter mes opportunités de bonheur!
Me repassant en boucle cette image où elle descendait du wagon à la station Saint-Henri et mes yeux qui ne pouvaient pas se décrocher d’elle… Elle qui me tournait le dos alors qu’elle aurait dût rester dans le métro avec moi jusqu’à la station-nœud!. Immobilisé par.. je ne sais pas trop quoi en fait!… Je la voyais, elle qui avait réveillé tant de chose en moi, s’éloigner sans pouvoir ne rien faire, pétrifié, comme si tout ça n’était qu’issu de mon imagination! Elle s’en allait tourner pour prendre les longs escalators qui remontaient des entrailles du métro montréalais pour déboucher à la surface.
Moi qui aurait espéré tellement plus qu’une fin comme celle-là! Ma dernière chance était entrain de s’envoler avec mes illusions, lorsque son regard se retourna une dernière fois sur moi et que son visage s’illumina d’un sourire lorsqu’elle remarqua que je ne l’avais pas lâchée des yeux. C’est à ce moment que dans les films le vieillard à coté de moi ce serait levé pour me pousser « Qu’est-ce que tu entends petit? Cours après-elle, vas-y! ». Mais, personnes ne se leva pour me le dire, je regardais cette passion de quelques minutes disparaitre alors que les portes du métro se refermaient.
Deux semaines, ou peut-être même trois se sont écoulées depuis et je me dis qu’il faudrait un peu plus de magie dans ce monde, il M E faut un peu plus de magie! Disons que j’en ai besoins, surtout en ce moment ou ce n’est pas facile, à différent niveau.
Je n’ai toujours pas oublié son visage, à chaque fois que je prend le métro je regarde voir si elle ne serait pas là! Pourquoi la magie n’existerait-elle pas? J’ai besoins d’y croire, comme tout le monde! Alors, je l’ai provoqué, je l’ai créé ma magie, Je suis retourné à la station, où mes souvenirs s’arrête. Me repassant en boucle ces dernières images, avec un vague souvenirs d’un «18h46» de ce lundi déjà lointain. J’y suis arrivé à 18h15, me plaçant, non pas sous l’horloge, mais sous l’énorme sculpture-structure à l’attendre! Scrutant toutes les personnes qui descendait du métro, je me tenais exactement là ou je l’ai vu pour la dernière fois! Cherchant cette tête décoré de sa magnifique chevelure doré, mon cœur battait la chamade. Lorsque mon excitation laissa place à la mélancolie au bout d’une heure, j’ai décidais de rentré. Sûrement, est-elle arrivée avec le métro qui suivait celui que j’ai pris…
Alors, que je commençais à me résigner de croire à toute forme de magie, j’allais mangé un morceau au Thaï du coin de la rue. Là, deux jeunes filles assises en face de moi essayaient de se débattre avec leurs baguettes. Des étrangers, qui ont commencées la discussion en anglais, voyant que je n’avais pas la tête à me forcer à parler en anglais on à continué en français. Pendant un bon 20 minutes on a parlais, on ne s’est même pas présenté directement, on a juste dit d’où on venait, ce qu’on faisait, on a parlé de différents pays visités et c’est tout! C’est aussi ça Montréal. Une discussion anodine, sans lendemain, passant d’une langue à l’autre, mettant juste de la bonne humeur autour de nous, sans prétention juste pour créer un petit moment de magie où l’on se sent bien.
C’est pour ça que peut-être pas toutes les semaines, mais le plus souvent possible, tous les lundi (du moins pendant encore quelques temps) je reviendrais là, entre 18h15 et 19h20, comme aujourd’hui, à l’attendre. Et espérer la revoir, pour cette fois-ci lui parler! Sûrement ça n’arrivera jamais, où alors elle ne se souviendra plus de moi, mais je veux provoquer la magie et je veux y croire… J’en ai besoin.. je ne veux pas avoir de regrets.
Maintenant, pensez ce que vous voulez, je m’en fiche! Mais, je vous prouverez que la magie ce n’est pas seulement dans les romans ou les films, qu’on y a droit nous aussi, qu’on est pas obliger de se contenter d’une vie de merde guidée par nos instincts basique. J’avais besoins de me remonter le morale, en croyant en quelque chose de beau!
À méditer…